Hommage à Yerima Sadou Hayatou

Très cher frère Yerima,

Je commencerai cet hommage par cette invocation divine
« Inna Lillahi wa inna Ilayhi razioune »
Je te savais diminué par la maladie, mais je te savais aussi solide et très fort.
À vrai dire depuis le décès du grand frère Yerima Sadou Hayatou, nous n avons pas passé une seule semaine sans se parler au téléphone parfois plusieurs fois par jours. La situation de la famille et celle dans le NoSo te préoccupaient particulièrement.
La dernière fois que je t ai eu au téléphone c’était pour m’annoncer que tu avais lu dans les réseaux sociaux de mon projet de mariage et tu m’as effectivement envoyé la photo de cette supposée fiancée à l époque (devenue depuis la semaine dernière mon épouse).
En bon flic que tu étais tu avais une fois de plus eu le flair juste ce qui a toujours caractérisé ton professionnalisme sans faille.
Oui je sais que personnellement tu as toujours eu un cœur juste et véridique. Tu as été un grand défenseur des valeurs traditionnelles et Garoua ta ville natale était au centre de tes préoccupations.
J’ai envie de laisser éclater ma colère et ma tristesse dans les larmes mais je me refuse à cela car je sais pertinemment que tu ne l’aurais pas apprécié. Tu peux me le croire, Ton « toujours épouse » Zakiatou doit être la plus touchée et la plus triste par cette nouvelle. Elle doit être entrain de prier fort pour ton âme. Je pense à toute la famille si durement éprouvée ».
Et je garde en mémoire cette photo si significative de notre dernière rencontre chez moi à Garoua avec le Lamido de Ngaounderé.
Repose en paix guerrier
Le Cameroun te sera à jamais reconnaissant pour tout ce que tu as accompli dans ta longue et riche carrière dans sa police.
« Oui pour moi Mohamadou Bayero Fadil, tu as toujours été un allié et un frère sincère, donc c’est avec amour que je te garderais à jamais dans mes prières »